L’écurie Tecmas n’a pas pu embrayer…

Le Tecmas Racing Team restait sur deux victoires consécutives en mondial d’Endurance, à Spa-Francorchamps et au Bol d’Or. Malheureusement, sous les nouvelles couleurs de son partenaire titre, Minerva Oil-Lubrifiants, il n’y a pas eu de passe de trois pour l’écurie berruyère.

Peu après 8 heures dimanche matin, le Hongrois Sorba Görbe rentre au stand. A cet instant, la n°9 occupe la troisième place de la catégorie SST (Superstock) et reste en course pour la victoire. Tout le monde se rue sur la moto. Il y avait déjà eu quelques petites alertes au niveau de l’embrayage dans la froide (3°) nuit mancelle mais cette fois, ça semble plus sérieux. « Les premiers problèmes sont apparus vers 5/6 heures du matin. Les gars se sont adaptés à ce problème en pilotant sur le filet, sans jamais solliciter la puissance maxi » explique Arnaud Sassone. « En fait, on espérait une sortie de la safety-car pour procéder au changement de l’embrayage, sachant que cela allait nous coûter une bonne quinzaine de minutes » ajoute le boss. Sauf que, malgré quelques casses moteurs ici et là et de multiples sorties de piste, la voiture de sécurité n’est jamais sortie. Le problème d’embrayage devenant de plus en plus récurrent, il a fallu procéder au changement…

D’abord un problème d’embrayage… 

La n°9 ressortait du stand en 7e position de la catégorie SST et à cet instant, d’aucuns pensaient que le podium était toujours jouable. Déjà, durant la nuit, le staff avait décidé de faire rouler un peu plus longtemps les très rapides Guillaume Antiga et Christophe Ponsson « dans le but de combler le petit gap nous séparant de la 38 » poursuit Arnaud Sassone, précisant encore que « Guillaume a ainsi bouclé plusieurs tours en 1 ‘38’’ et les deux ont été réguliers en 1’39’’. Nous n’avons jamais quitté les trois premières places de toute la nuit et je pense sincèrement qu’on pouvait jouer le podium.

et 50 minutes au stand pour une pompe à eau…

Mais il était dit que cette édition des 24 Heures du Mans ne réussirait pas à Tecmas puisque quelques tours plus tard, la n°9 revenait au stand pour, cette fois, un problème de pompe à eau. Une panne jamais rencontrée jusqu’ici sur la M1000 RR. Une panne lourde, avec beaucoup de mécanique, qui a coûté un peu plus de cinquante minutes. Autant dire que cette fois, les rêves de podium étaient définitivement envolés, même s’il restait encore cinq heures de course.

La n°9 reprenait la piste en 27e position et à la 15e des SST. Mais il n’était pas question de lâcher. « Bien au contraire, il faut faire le maximum. Aller au bout pour engranger de précieux points en Coupe du monde FIM et faire fructifier ceux engrangés lors des classements intermédiaires. Au prix d’un bel effort, Ponsson puis Antiga amenèrent la n°9 jusqu’à la 13e place mais un problème électronique, « le même que celui rencontré au Bol d’Or l’an passé, nous a fait perdre encore 14 minutes » se désolait l’ingénieur Tecmas, Morgan Rebeix. In fine, 14e en SST, Tecmas ne repartait pas bredouille…

Frustrant, décevant mais néanmoins riche d’enseignements car la n°9 a très longtemps été dans le coup pour le podium. D’ici Spa, début juin, une course de 8 heures seulement, le travail ne va pas manquer. La performance est là, la fiabilité pas vraiment… Les pistes de travail sont toutes trouvées.

De son côté, Lucas Sassone, engagé sur la BMW n°2 du T2C Racing s’est classé 35e au scratch et 16e du SST.


Au Mans, Christian Ragot, Le Berry Républicain

C’est une issue décevante, mais nous n’avons aucun regret à avoir. Nous étions aux avant-postes dès les tests et avons joué la gagne pendant les deux tiers de la course. Malheureusement, les aléas techniques font partie de l’endurance. L’essentiel reste notre performance comptable : grâce aux points de la qualification et des passages intermédiaires, nous restons totalement dans la course au titre mondial. Ce week-end valide la force de notre équipage, et nous avons déjà hâte de prendre notre revanche à Spa.

Arnaud Sassone, Team Manager